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De nombreux chefs d'Etats africains ont pris tour à tour la parole au cours de cette Assemblée générale des Nations unies. Jeudi 21 septembre, ils étaient plusieurs à s'exprimer, parmi lesquels le Gabonais Ali Bongo ainsi que le Ghanéen Nana Akufo-Addo.

A la tribune des Nations unies, le Gabonais Ali Bongo a parlé climat en tant que coordonnateur du Comité des chefs d’État africains sur le changement climatique. Et en tant que président en exercice de la CEEAC, il a évoqué la crise en Centrafrique en appelant à soutenir le DDR et la levée de l'embargo sur les armes.

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NGAOUNGAYE, 22 Septembre 2017 (RJDH) –Quatre personnes sont tuées et enterrées dans une fausse commune à Ngaoundaye au nord-ouest du pays. Acte attribué aux éléments Bahar, un leader des groupes armés de la localité.  L’information a été confirmée au RJDH par Bernard Dillah député de Ngaoundaye ce 22 septembre.

Selon des sources locales, ces personnes tuées sont des commerçants venant de Berberati et de Bocaranga. « Ils sont des originaires de Berberati et de Bocaranga qui partent pour le Cameroun voisin en vue de s’approvisionner en produit de première nécessité. Ils sont tombés dans le piège des éléments armés qui leurs ont demandé de creuser leur tombe avant d’être tués » a indiqué au RJDH un habitant de Ngaoundaye sous couvert de l’anonymat.

L’honorable de Ngaoundaye Bernard Dilla a qualifié ces crimes de drame humanitaire, « les éléments du général Bahar commettent des hostilités sur la population au vu et su de la Minusca. Début septembre, 11 personnes ont été tuées, la semaine dernière quatre personnes ont été tuées et enterrées dans une fosse commune. Le jeudi 21 septembre, des femmes et des filles de 9 et de 12 ans ont été violées par ce même groupe armé de Bahar », a regretté le député Bernard Dillah.

Il a condamné ces violations des droits humains par des groupes armés et relève qu’ « au village Mann à quelques kilomètres de Ngaoundaye, ces groupes armés ont installé leur base. Ils ont encore passé les habitants de ce village au tabacs, pillé leurs biens et violé  les femmes d’autrui, des filles. La population est traumatisée suite à ce regain de violence», a-t-il insisté.

Bahar n’a pas été joignable. Une source proche de ce groupe armé de la Séléka rejette ces accusations et les attribue à des groupes non identifiés.

Les exactions sont signalées à Ngaoundaye alors que plusieurs  groupes armés sont signataires des accords de cessation des hostilités de Rome et sont parties prenantes au processus DDRR dont la phase pilote vient d’être lancée


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BANGUI, 22 Septembre 2017(RJDH)—Une centaine d’ex combattants ont reçu ce matin, au siège de l’ONG APSUD, des vivres et non vivres. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du projet « Réduction de la violence » qui fait partie du processus DDRR.

Ce sont 149 ex-combattants issus des rangs des Anti-Balaka, Séléka et auto-défense. Ces derniers ont reçu du riz, du sucre, du savon, des boites de tomate, des sardines, des tables d’étalage, des tabourets, des parasols, des bâches. Ce don a été fait, selon le coordonnateur l’ONG/Action pour la Population et le Développement  Durable (APSUD), pour soutenir ces ex-combattants dans leur réinsertion sociale, « l’objectif global de ce projet est de contribuer  à la restauration de la sécurité , à la consolidation de la paix et à la stabilisation de la Centrafrique à travers la formation  l’encadrement et l’accompagnement  à la réinsertion socio-économique des ex combattants sur différents spécialités notamment, les AGR, la gestion des projets associatifs, le commerce, l’éducation civique et la gestion des conflits ,la tarification fiscale douanières », explique Samuel Ilunga Goniwa, Coordonnateur de L’ONG/APSUD.

Il a demandé aux ex-combattants de faire bon usage des moyens mis à leur disposition, « on connait un maçon au pied du mur. La population centrafricaine appréciera  à sa juste valeur la qualité du travail que vous allez produire sur le terrain et vos  contributions  pour  le retour  de la paix et les efforts pour la prospérité  de vos activités génératrices de revenu à travers vos différents groupements. Le souhait de L’ONG/APSUD, c’est de vous voir  tous devenir  des  entrepreneurs », a-t-il rappelé.

Les bénéficiaires interrogés se sont dit satisfaits du geste fait à leur égard. Tous ont promis utiliser les moyens mis à leur disposition pour se réinsérer dans la vie socio-économique, « nous sommes tous très ravis et motivés pour utiliser ces dons afin de développer du commerce et avoir la dignité dans la société », explique Albert, un des bénéficiaires.

Arsène Malaka, un autre ex-combattant, bénéficiaire du plan, partage le même avis,  « nous sommes ravis du geste fait par l’ONG/APSUD et cela nous permettra de devenir de bon citoyens dans la vie active à travers les différentes formations que nous avons subies », promet ce dernier.

Le projet « Réduction de la Violence », est mis en œuvre par la mission onusienne en Centrafrique pour préparer le processus DDRR.


RDJH

Bangui — Dans les deux dernières éditions de son espace de débats, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy Symphorien Kparékouti a abordé des questions liés au pouvoir et à la démocratie. Au nom de ces deux valeurs, il a engagé les autorités actuelles pour mettre fin aux violences afin de favoriser la cohésion sociale.

Pouvoir et démocratie, ce sont les deux thèmes abordés dans les deux derniers numéros de l’espace de débats que propose chaque semaine le président du PUR. Dans une approche politique, Eddy-Symphorien Kparékouti a indiqué qu’en remportant les dernières élections, les autorités actuelles sont l’émanation du peuple qui, seul a le pouvoir d’élire et de révoquer. Ces élections, préalable fondamental de la démocratie, « ont donné aux autorités le pouvoir qu’il faut pour organiser la société et utiliser les moyens que leur confère leur statut afin de satisfaire les besoins élémentaires et vitaux du peuple », explique le président du PUR.

Eddy-Symphorien considère que la sécurité est le besoin pressant du peuple actuel, « il faut qu’il y ait la sécurité dans ce pays et c’est de la responsabilité de nos dirigeants qui sont issus des élections que nous venons de connaitre. Il est urgent que ce besoin soit satisfait en mettant hors d’état de nuire tous ceux qui continuent de tenir le peuple dans leur piège. Nous engageons les autorités à agir parce que les choses ont trop tardé et les gens meurent tous les jours », nous explique le leader du PUR pour qui, en effet, « les violences ont maintenu le peuple dans la misère et les autorités doivent se lever, agir pour endiguer la violence et créer les conditions de l’apaisement social car si on ne met pas terme aux violences et au déséquilibre dans les moyens de protection, on n’atteindra jamais la cohésion sociale », affirme-t-il.

Pour le président du PUR, « la RCA ne s’inscrira dans la droite ligne du développement véritable si ces préalables sont constamment contournés ». Eddy-Symphorien Kparékouti a dans ces deux éditions de CAMAPOROSSOLTIMLASO explique les origines du pouvoir et de la démocratie ainsi que leur importance dans la vie d’une nation et singulièrement dans le processus de la relance effective de la République Centrafricaine. Il a appelé les autorités à donner le lead pour rassurer le peuple qui pourra suivre si la ligne tracée, est conforme aux aspirations populaires exprimées lors des consultations populaires à la base et surtout lors du forum de Bangui.

Eddy-Symphorien Kparékouti fait savoir que la démocratie peut conduire à la paix et le pouvoir peut aider à l’amélioration des conditions de vie des citoyens d’une nation.

C’est depuis cinq mois que le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction anime son espace d’échange avec les jeunes sur les questions liées à la vie politique de la RCA et du monde. Cet espace a déjà permis d’aborder des thèmes axés sur le fonctionnement des organisations internationales et l’historique de la vie politique centrafricaine.

abangui

Une soixantaine d'ex-combattants viennent d'être intégrés dans l'armée nationale. Ils ont été désarmés dans le cadre du projet pilote du DDRR, processus de désarmement et de réinsertion, appuyé par la communauté internationale.

Lancé fin août dernier à Bangui, le projet pilote du programme de désarmement prend en compte déjà au moins 560 ex-combattants issus de 14 groupes armés.

En plus de la capitale, sept autres sites sont retenus à l'intérieur du pays pour cette opération.

Plus de 150 désarmés devront regagner les rangs des forces armées centrafricaines alors que le reste sera orienté vers la réintégration socio-économique.

A Bangui, le travail mené en collaboration avec la Minusca, la mission de l'Onu pour la paix en Centrafrique, a été un succès, plusieurs armes, munitions et autres objets létaux ont été collectés, déclare Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca.

"A Bangui, l’opération d’enregistrement a premis de desarmer et de demobilsier 109 dont six femmes. Il y avait deux enfants parmi les combattants qui ont été immédiatement remis à l’Unicef. Au cours de lopération 84 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions ont également été récupérés. Les groupes armés concernés par ce processus à Bangui sont Les anti-Balaka faction Mokom, les anti-Balaka faction Ngahisona, le MLCJ c’est-à-dire le Mouvement de libération centrafricain pour la justice, le MPC (le Mouvement patriotique pour la Centrafrique), la RJ faction Saïo (Révolution et justice), la Séléka rénovée ainsi que l’Union des forces républicaines fondamentales, " précise Vladimir Montéiro.

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Africatime

Bangui -- Une mission parlementaire centrafricaine tente depuis quelques jours de réconcilier les groupes armés rivaux qui s'affrontent fréquemment à Bria (centre-est), a appris Xinhua.

La mission composée, entre autres, du député local Arsène Kongbo et de Michel Mandaba, député de Bamingui (nord), a tour à tour parlementé avec les leaders des factions rivales du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), des groupes armés du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), ainsi que des groupes d'autodéfense.

Des rencontres avec des organisations de jeunesse, de la société civile et des confessions religieuses figurent également au calendrier des parlementaires, tout comme des visites de sites de déplacés afin de mesurer l'ampleur du dénuement de la population, abandonnée même par les organisations humanitaires.

M. Kongbo s'est néanmoins dit optimiste "puisque, selon lui, presque tous les leaders des groupes armés ont été attentifs à la médiation parlementaire et que tous aspirent à la paix".

A l'issue des échanges, les leaders des groupes armés sont sans cesse revenus sur l'accélération du processus de Désarmement, démobilisation, reconversion et rapatriement (DDRR).

Les leaders des groupes d'autodéfense, eux, ont posé comme préalable à toute négociation le désarmement des ex-combattants et surtout le rapatriement des mercenaires dans les rangs des groupes armés.

La mission parlementaire se trouve à Bria alors que le président Faustin-Archange Touadéra est à New York pour plaider en faveur du renforcement de la mission de paix onusienne MINUSCA et de l'arrêt de l'embargo sur les armes visant depuis 2014 la République centrafricaine. Celui-ci a rendu inefficace la mission de défense du territoire et des populations par l'armée.

Avec ces affrontements récurrents à Bria, les populations sont exposées à un extrême dénuement. Les deux tiers des quartiers étant incendiés, plus de 41.000 personnes se trouvent sur les sites des déplacés, dépendant exclusivement de l'aide humanitaire.

Malheureusement, pour des raisons d'insécurité, toutes les associations humanitaires ou presque ont plié bagage. Les dernières évaluations font craindre le risque d'une crise humanitaire aiguë, selon le député Kongbo. Son analyse montre que les populations ne sont plus en mesure de se rendre dans les champs pour produire ou ramener des vivres. En outre, les activités commerciales ne sont plus florissantes.

Si une solution est en train d'être trouvée à Bria, les échos provenant de Zémio (extrême sud-est) ne sont pas rassurants, selon des sources humanitaires. "Zémio est une ville fantôme, où la population est passée de 21.000 à 2.000 personnes actuellement", selon l'ONG Médecins sans frontières (MSF). D'après elle, "de nombreuses personnes sont tuées, il y en a d'autres qui sont blessées par balle et une dernière catégorie a trouvé refuge en RD Congo".

abangui

Blandine, 16 ans, a été chassée de chez elle après avoir été violée dans un camp de déplacés. Clara, 12 ans, s'est retrouvée à la rue car ses parents "ne l'aimaient pas". Victimes fragiles entre toutes de la misère et du conflit en Centrafrique, des gamines de rues ont retrouvé "un peu d'amour" dans une pension de bonnes sœurs à Bangui.

Avant, elles déambulaient dans la capitale mutilée de la Centrafrique, seules et abandonnées à leur sort. Certaines de ces jeunes filles des rues ont trouvé un refuge dans la pension école "La Voix du cœur".

"On donne un peu d'amour à des jeunes qui n'ont plus rien", explique Béatrice Epaye, qui a ouvert sa pension école en juin 2016 dans le nord de Bangui.

Blandine vivait avec ses parents dans le camp de déplacés de Mpoko, aux abords de l'aéroport de Bangui, où des milliers de déplacés ont survécu pendant trois ans jusqu'à l'évacuation des lieux en décembre 2016. Partie de l'intérieur du pays, sa famille avait fui le conflit entre groupes armés, en 2014, pour venir se réfugier dans la capitale.

Entre des baraques de fortune le long des pistes de l'aéroport, la petite a été victime de la promiscuité dans ce taudis qui accueillait quelque 20.000 personnes. "Des gens dans le camp m'ont violé, plusieurs fois. C'était des voisins. Je l'ai dit aux policiers, ils sont venus les tabasser. Mais à partir de ce moment, ma famille m'a chassé. Ils ne voulaient plus me voir", raconte-t-elle, les yeux embués par le souvenir.

"En un an, une petite cinquantaine de filles sont passées par notre structure", explique fièrement dans l'enceinte de la pension Mme Epaye, qui est aussi députée et figure de la société civile centrafricaine. L'ONG centrafricaine "La Voix du Cœur", dont elle est la présidente, œuvre dans le pays depuis 1994.

A Bangui, il y aurait entre 700 et 2000 enfants des rues, selon des chiffres de 2013 de l'ONG française Triangle. "Mais ce phénomène a pris de l'ampleur depuis la crise", selon Mme Epaye. Aucune statistique n'est disponible depuis.

Victime de la misère plus que de la guerre, Clara a aussi connu la rue, durant trois ans. "Ma maman ne m'aimait plus, j'ai dû partir", dit-elle en baissant la voix. Elle avait neuf ans.

Elle raconte qu'elle rejoint alors un groupe d'enfants des rues, fait la vaisselle dans des restaurants de rue, mendie dans les bas-quartiers.

"Parfois, je rentrais par la fenêtre chez les gens et dormais dans leur salon. Je me levais vers 4h du matin, et repartais en ville", se souvient-elle aujourd'hui. Elle affirme avoir été violée par un autre enfant des rues.

Délaissées, Blandine et Clara ont croisé le chemin de "Maman Béatrice", comme elles l'appellent.

- Victimes collatérales -

Souvent très jeunes, les filles des rues sont les victimes collatérales du conflit qui mine la Centrafrique depuis 2013, pays enclavé d'Afrique centrale où 1,1 million des 4 millions d'habitants ont dû fuir leur domicile.

Les civils sont en première ligne des violences qui ravagent un pays sous la coupe de groupes armés qui se livrent, selon des sources diplomatiques et des ONG, à une véritable "prédation" des ressources naturelles (diamants, or, bétail...).

Certaines pensionnaires - 14 actuellement - ont été esclaves sexuelles de membres de ces groupes armés, selon Mme Epaye.

"Celles-ci ont vu et subi des exactions, des horreurs", assure-t-elle sans donner plus de détails. Ces jeunes filles ne veulent pas témoigner.

A "La Voix du cœur", les éducatrices ont fait de la réintégration de ces jeunes filles leur objectif: "On scolarise les plus jeunes, les autres font de la formation professionnelle, pour devenir couturière par exemple", explique Sœur Bertine, une des enseignantes du centre.

"Je suis en classe de CM2", raconte Blandine. "Je fais aussi la teinture, le tapioca, la confiture..."

"Plus tard, j'aurai +le master+ et je serai directrice d'école", espère-t-elle, en ajoutant vouloir "rendre fière" sa famille - malgré tout.

"Maintenant je suis en CP, j'aime bien l'école", raconte Clara, assise sur une chaise de la salle de classe, les yeux rivés sur le sol, en balançant ses pieds d'avant en arrière.

Dans une propriété pas plus grande qu'un terrain de foot, entourée d'un haut mur de pierre, la maison située au centre fait office de bâtiment administratif, réfectoire, et salle de cours.

Chaque jeune fille partage sa chambre avec une autre pensionnaire. "La prise en charge est totale: santé, éducation, instruction", assure Sœur Bertine.

Dans des cas très rares, les jeunes filles de la pension retrouvent parfois leur famille. "Ce sont des petites victoires, mais des victoires quand même", sourit Mme Epaye. Avant d'ajouter: "Il en faudrait beaucoup plus dans le pays".

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BRIA, 22 Septembre 2017(RJDH)—Les discussions menées par les leaders religieux et les élus de Bria sanctionnées par un accord de cesser le feu, alors que les leaders religieux appellent au retrait des combattants étrangers et l’accélération du processus DDRR dans la région.

Les négociations intragroupes armés à Bria sont un succès selon des sources religieuses. Mais les facilitateurs appellent à une solution durable à travers le retrait des combattants étrangers mobilisés par les forces en présence.

L’équipe des envoyés spéciaux est arrivée à Bria et est composée des députés de la région 5, des sultans de Ndélé et Birao  pour discuter  avec les groupes en conflit et religieux. selon eux, le retour de la paix dans cette localité ne dépend que du respect de ces trois (3) points par les groupes armés « nous voulons que les milices qui sont venus en appoint à ceux de Bria, puissent regagner leurs régions, le respect des lieux de culte et des leaders religieux, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens pour permettre le retour très rapide des déplacés », a souligné un religieux.

D’autres recommandations ont été formulées à l’endroit de la Minusca. Les leaders sollicitent plus d’engagement et de l’impartialité, «  nous réclamons de la Minusca plus d’engagement et l’application correcte de leur mandat dans  l’impartialité et la protection des civils dans les quartiers et non sur les sites », a souhaité un autre ministre de culte.

Les informations recueillies par le RJDH auprès de la population de la ville de Bria, la seule préoccupation de ces habitants est le désarmement immédiat des combattants, « notre seul soucis c’est le désarmement. On ne peut pas vivre avec les gens en arme tout peut découdre pour un rien. Que le gouvernement accélère le processus du DDRR à Bria », propose un chef de quartier interrogé sur la situation.

Nos dernières informations en provenance de Bria confirment la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les forces en présence. Difficile d’entrer en contact avec les leaders de ces groupes.


RDJH

BANGUI, 22 Septembre 2017(RJDH)—Une semaine après la rentrée scolaire lancée par le gouvernement, l’état de dégradation et de délabrement avancé des bâtiments scolaires complique l’opérationnalisation des cours au lycée de Fatima. Un constat fait par le RJDH ce 22 septembre à l’ouverture de classe.

Le lycée des Fatima située dans le 6e arrondissement de Bangui a connu la délocalisation au profit de l’école Pétevo et St Jean de Bruxelles. Malgré le retour progressif à la paix dans le 3e et ses environs, l’établissement n’est pas prêt pour accueillir les élèves. Ce lycée a connu plusieurs cas de vandalisme rendant difficile la rentrée. Ce constat est fait alors que l’église menace de récupérer ses bâtiments cédés à l’Etat, à l’expiration de la convention entre elle et l’Etat.

Des portes, fenêtres et tôles sont emportées par des bandits du secteur comme le confirme le Proviseur du Lycée Fatima, Jean Marie Agoutoco, « depuis que le  lycée a été délocalisé, l’ancien site était pris d’assaut par des bandits de grand chemin. Pour  que nous puissions regagner le site, des travaux de réhabilitation sont en cours », a dit le Proviseur.

Une situation déplorée par Alain Kossi rencontré dans la cours de l’ancien site de lycée Fatima à quelques mètres du Collège Notre D’âme de Charte, « c’est vraiment déplorable. Des parents se plaignent de la distance de l’école et chaque jour, les enfants se déportent pour aller encore plus loin. Alors nous souhaitons qu’on revienne à la case du départ », souhaite-t-il.

La situation de l’école suscite pitié chez des particuliers  « les Ambassadeurs de la Paix » dont l’accord a été signé entre le ministère de l’Education nationale et Anatole Koe pour procéder à la réhabilitation et les travaux commenceront le 10 octobre prochain », a indiqué le proviseur.

Cédric, élève en classe du 5ème au lycée Fatima appelle le gouvernement à la sécurisation du lycée et ses alentours pour la bonne marche de leurs études, « notre souci aujourd’hui est que la sécurité du lycée Fatima soit assurée. Parce que si aujourd’hui nous sommes dans les écoles par-ci, par-là, c’est justement à cause de l’insécurité qui plane à l’époque. Donc il est indispensable que le gouvernement puisse prendre déjà des mesures sécuritaires dans le 3ème, 6ème et bien d’autres secteurs » a-t-il lancé.

Créé en 1969 comme centre missionnaire, le lycée de Fatima est  devenu Collège d’Enseignement Général de 1969 à 1975. De 1975 à 1980, il est devenu CES avant de devenir Lycée en 1980.


RDJH

BANGUI, 22 septembre 2017 (RJDH)—Dans les deux dernières éditions de son espace de débats, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy Symphorien Kparékouti a abordé des questions liés au pouvoir et à la démocratie. Au nom de ces deux valeurs, il a engagé les autorités actuelles pour mettre fin aux violences afin de favoriser la cohésion sociale.

Pouvoir et démocratie, ce sont les deux thèmes abordés dans les deux derniers numéros de l’espace de débats que propose chaque semaine le président du PUR. Dans une approche politique, Eddy-Symphorien Kparékouti a indiqué qu’en remportant les dernières élections, les autorités actuelles sont l’émanation du peuple qui, seul a le pouvoir d’élire et de révoquer. Ces élections, préalable fondamental de la démocratie, « ont donné aux autorités le pouvoir qu’il faut pour organiser la société et utiliser les moyens que leur confère leur statut afin de satisfaire les besoins élémentaires et vitaux du peuple », explique le président du PUR.

Eddy-Symphorien considère que la sécurité est le besoin pressant du peuple actuel, « il faut qu’il y ait la sécurité dans ce pays et c’est de la responsabilité de nos dirigeants qui sont issus des élections que nous venons de connaitre. Il est urgent que ce besoin soit satisfait en mettant hors d’état de nuire tous ceux qui continuent de tenir le peuple dans leur piège. Nous engageons les autorités à agir parce que les choses ont trop tardé et les gens meurent tous les jours », nous explique le leader du PUR pour qui, en effet, « les violences ont maintenu le peuple dans la misère et les autorités doivent se lever, agir pour endiguer la violence et créer les conditions de l’apaisement social car si on ne met pas terme aux violences et au déséquilibre dans les moyens de protection, on n’atteindra jamais la cohésion sociale », affirme-t-il.

Pour le président du PUR, « la RCA ne s’inscrira dans la droite ligne du développement véritable si ces préalables sont constamment contournés ». Eddy-Symphorien Kparékouti a dans ces deux éditions de CAMAPOROSSOLTIMLASO explique les origines du pouvoir et de la démocratie ainsi que leur importance dans la vie d’une nation et singulièrement dans le processus de la relance effective de la République Centrafricaine. Il a appelé les autorités à donner le lead pour rassurer le peuple qui pourra suivre si la ligne tracée, est conforme aux aspirations populaires exprimées lors des consultations populaires à la base et surtout lors du forum de Bangui.

Eddy-Symphorien Kparékouti fait savoir que la démocratie peut conduire à la paix et le pouvoir peut aider à l’amélioration des conditions de vie des citoyens d’une nation.

C’est depuis cinq mois que le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction anime son espace d’échange avec les jeunes sur les questions liées à la vie politique de la RCA et du monde. Cet espace a déjà permis d’aborder des thèmes axés sur le fonctionnement des organisations internationales et l’historique de la vie politique centrafricaine./


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