YAOUNDE -- La Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) accuse le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-alliance rebelle de la Séléka, de distribuer des armes à des jeunes à Ippy (Centre), en vue de poursuivre son offensive sur Bambari, la deuxième ville du pays après Bangui.

Selon la MINUSCA, c'est une "violation de la ligne rouge de démarcation tenue par les forces onusiennes" commise par le groupe armé dirigé par Abdoulaye Hissène, une coalition formée en octobre avec le Rassemblement patriotique pour la renaissance en Centrafrique (RPRC) de Joseph Zoundéko, tué dans un raid aérien le 11 février, dans la même localité.

"La MINUSCA condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d'innocentes populations et donnerait lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix", souligne la mission onusienne dans un communiqué de presse.

"La MINUSCA demande instamment aux chefs de la coalition du FPRC de mettre fin immédiatement à ces agissements et souligne qu'ils porteront l'entière responsabilité de toute violence dirigée contre la population civile et les forces onusiennes. Elle exhorte les chefs de la coalition à prendre toutes leurs responsabilités et à se retirer d'Ippy sans délai, en regagnant leurs positions initiales", ajoute le communiqué.

Cette annonce survient au lendemain d'une mise en garde que la MINUSCA avait lancée lundi à Bangui, en lançant une frappe aérienne contre la coalition dans la région de Bambari.

Plus d'un an après l'élection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence centrafricaine le 14 février 2016, les violences n'ont pas cessé à Bambari, la deuxième plus grande ville du pays, à environ 400 kilomètres au Nord de Bangui, à cause des hostilités entre les rebelles du RPRC aujourd'hui réunis au sein d'une même alliance avec le FPRC, et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), groupe armé peul.

Les deux ex-factions rivales de l'ancienne coalition de la Séléka, disputent le contrôlent de la ville et ses ressources (or, diamants et autres pierres précieuses) avec leur "ennemi" déclaré Ali Darass, le dirigeant de l'UPC.

Ce dernier a été contraint de quitter la ville avec son état-major par la MINUSCA la semaine dernière, pour se replier à une dizaine de kilomètres plus loin, mais son départ n'a pas permis de faire baisser la tension.

La force onusienne a averti lundi qu'elle continuerait de "recourir à tous les moyens que lui a conférés le Conseil de sécurité pour empêcher un embrasement de la ville de Bambari, aux conséquences désastreuses pour les populations civiles". Elle a insisté pour une "cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue", des deux groupes belligérants.

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BANGUI, 26 Octobre 2016(RJDH) — Dans une interview accordée au RJDH, la présidente par intérim du Parti de l’Unité Nationale (PUN), Léa M’boua Doumta...

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BANGUI, 04 Mars 2017(RJDH)—Les magistrats nommés à la Cour de cassation, à la Cour des Comptes et au Conseil d’Etat, ont été installés vendredi 03 mars dernier. La cérémonie a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Le président de la République est tenu, selon les dispositions de l’article 155 de la constitution, de mettre en place durant la première année,  toutes les institutions de la République. Cette première d’installation intervient é trois semaines de la date butoir du 30 mars 2017.

C’est ainsi qu’une trentaine de magistrats ont été installés dans leurs nouvelles fonctions par le chef de l’Etat. Ceux de la Cour de Cassation et de la Cour des Comptes ont prêté serment devant le président de la République.

Ces trois institutions judiciaires sont rendues opérationnelles trois semaines avant la fin du délai que la loi fondamentale donne au chef de l’Etat de mettre en place les institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016.

Dans son réquisitoire, le Procureur Général près la Cour des Comptes, Nestor Sylvain Sanzé a appelé le gouvernement à aider la Cour des Comptes qui est sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion de la transition, afin de bien aboutir les enquêtes.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera a exhorté les magistrats « d’être des serviteurs de loi et non au déçu de la loi ». Le Chef de l’Etat a appelé le corps judiciaire à  l’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions.

Les magistrats installés ont été nommés par décret du chef de l’Etat le 13 janvier 2017.


RDJH
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