Centrafrique : hollandisme et touadérisme, deux frères siamois ?

Centrafrique : hollandisme et touadérisme, deux frères siamois ?

15
PARTAGER

Au-delà des critiques populaires pour ne pas dire populistes, souvent guidées par un fort ressentiment à l’égard de la politique du Président de la République, très peu sont ceux qui froidement ont cherché à analyser en profondeur les linéaments et l’architectonique qui sous-tendent la « doctrine Touadéra ». Pourtant, vu l’urgence du moment et la gravité de la situation, il nous paraît impératif de disposer d’un outil capable de circonscrire la praxis politique du Président de la République afin de pouvoir anticiper ses réactions dans le but de mieux prévenir les crises, les impasses et dérapages souvent meurtriers causés par ses options politiques, comme c’est malheureusement le cas depuis maintenant un an qu’il est à la tête de l’Etat centrafricain.

Ce profond travail d’analyse, nous nous proposons de le faire en plusieurs étapes pour donner une image plus proche de la réalité. Pour ce premier jet, nous n’irons pas dans les abysses de la pensée du « touadérisme » mais commencerons par mettre en lumière, en parallèle, en résonnance cette doctrine politique avec une autre avec laquelle, elle présente des similitudes plus que troublantes, en l’occurrence l’ « hollandisme ». Par hollandisme nous entendons, nous seulement la vision politique du Président français, François Hollande, mais également sa façon particulière d’exercer le pouvoir à la tête de l’Etat français durant son unique mandat courant de 2012 à 2017.
L’arrivée du Président Hollande au pouvoir, du point de vue des politologues, relève plus de la victoire par défaut que du triomphe d’une vision, d’un homme ou d’un système. Si les Français l’ont porté au pouvoir c’est plus par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion à l’hollandisme. C’est ce même type vote de rejet et non d’adhésion, qui a eu cours en RCA lors de l’élection présidentielle de 2016 qui vit s’opposer au second tour Faustin Archange Touadéra, arrivée deuxième, et Anicet Georges Dologuélé, arrivée en tête. Ce dernier étant perçu par l’intelligentsia politique centrafricaine comme un épouvantail, un repoussoir absolu, ayant laissé un très mauvais souvenir dans la mémoire populaire.

C’est que « Monsieur 10% » comme on le surnomme jouit d’une très mauvaise réputation auprès de ses pairs qui se méfient tant de lui, le voyant comme le cheval de Troie des milieux affairistes et plus précisément de la clique dite des « métis ». Face à ce golem, les états-majors très vite mis en ébullition, voyant leur fin très proche, préférèrent de loin composer avec le challenger qu’avec lui, sans même se soucie de savoir si ce fameux challenger disposait de l’étoffe, de l’épaisseur, de l’envergure, du sang-froid et des épaules suffisamment larges pour diriger ce pays non pas failli, mais fantôme. Le plus important, pour ces caciques de la politique centrafricaine, étant de se débarrasser à tout prix de cette lèpre politique qu’était Dologuélé. Les populations centrafricaines, quant à elles, tellement déboussolées par la récente guerre civile encore si fraîche dans leurs têtes s’en sont alors complètement remises à ce choix, portant, et ce en accord avec le terrible principe de Peter, Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême avec un score soviétisant de presque 63%.

Aussi bien le hollandisme que le touadérisme, ont tous deux circonstanciellement bénéficié d’une confortable majorité présidentielle leur assurant à priori un soutien sans faille du pouvoir législatif pour le bon déroulement de leur feuille de route. D’un côté, pour immortaliser cette fusion des partis de gauche, l’on a ressorti le concept de la « Gauche Plurielle » ; de l’autre pour marquer le caractère exceptionnel de cette majorité, l’on a bricolé rapidement le principe d’ « Union Sacrée ». Mais très vite, le hollandisme par sa brutalité, son dogmatisme et son manque de gestion consensuelle du pouvoir, a précipité la chute de sa propre majorité présidentielle passant ainsi de la « Gauche Plurielle » à la « Gauche Plus Rien ». De même, comme un effet miroir, le touadérisme n’envisageant en aucun l’idée d’infléchir ne serait-ce qu’un peu sa politique et ne supportant par-dessus tout aucune critique, même constructive, contre sa façon de gérer le pouvoir et surtout la question sécuritaire, préoccupation principale des Centrafricains, créa assez rapidement les conditions de l’éclatement de sa propre majorité, passant alors de l’ « Union Sacrée » à l’ « Union Massacrée ». De ce fait, cela poussait naturellement à la fois Dologuélé, alors muet jusque-là, à jouer pleinement son rôle de farouche opposant, et pire encore, les soutiens de la première heure à prendre leur distance en quittant la majorité avec fracas. Alexandre N’guendet, président du RPR, ouvrant le bal des défections suivi de Nicolas Tiangaye, président CRPS, et Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE. Un peu comme le hollandisme contraint de voir les Verts, la Gauche de la Gauche et l’aile gauche du Parti Socialiste quitter le navire hollandien. Et dans les deux cas, les alliés objectifs d’hier qui ont très clairement contribué à la victoire du hollandisme et du touadérisme sont dorénavant vus comme les pire ennemis, non pas à combattre politiquement, mais à traquer voire à abattre.
Cette rupture avec le Législatif, le hollandisme la parfait en aggravant le conflit par une prise de bec avec le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, qui pourtant était l’un des fidèles soutiens de la doctrine hollandienne. La tension est alors à son comble. N’eût-été la très longue tradition républicaine de la France, le Président Touadéra aurait pu être exposé à un véritable coup d’Etat, comme c’est le cas dans ces nombreuses républiques bananières d’Europe de l’Est. Les députés dits « Frondeurs » soutenus par les nouveaux opposants (Verts, Gauche de la Gauche) et l’opposition historique (UMP, FN, etc.) s’engageant résolument à paralyser par tous les moyens la politique du Président Hollande. L’Exécutif intimidant le Législatif avec le passage en force qu’est 49-2 qui traumatise simultanément le Parlement et les Français. Le touadérisme à son tour, avec la maladresse qui lui est si consubstantielle, n’a pu s’éviter un conflit ouvert avec Abdou Karime Meckassoua, le Président de l’Assemblée Nationale, s’aliénant de facto le soutien de cette dernière dans sa politique et créant au passage une atmosphère détestable et délétère. Les présidents de la République et de l’Assemblée Nationale ne se parlant plus, refusant même de se croiser, L’Exécutif privant le Législatif de crédits de fonctionnement, les membres du gouvernement refusant de répondre devant la Représentation Nationale, le Législatif menaçant le gouvernement d’une motion de censure, à son tour l’Exécutif menaçant le Parlement de dissolution pure et simple. L’on en vient même aux invectives et voire au pugilat par personnes interposées entre les membres de l’Exécutif et du Législatif.
Des deux côtés, les têtes de pont du hollandisme et du touadérisme, ressortent affaiblis aux yeux du l’opinion publique. D’autant plus que leurs premiers ministres, pour l’un Emmanuel Valls, et pour l’autre Simplice Mathieu Sarandji, paraissent être les véritables chefs d’orchestres de la partie. La primature sous le hollandisme et le touadérisme à l’air de dicter sa loi à la Présidence de la République qui ne fait que subir les évènements. Le Président est alors vu comme un faible face à un premier ministre fort. Mais, dans le même temps, un tel premier ministre qui tant aime jouer de virilité indifféremment sous régime hollandien ou touadérien n’a aucun avenir politique hors du hollandisme ou du touadérisme. Les Valls et Sarandji sont, malgré eux, condamnés à ne faire les gros durs, à n’exister politiquement qu’à travers l’ombre des deux faibles qui les ont faits, et à qui ils veulent faire de l’ombre et jouer aux (faux ?) teigneux et aux (faux ?) gros bras.
La fracture, dans le hollandisme et le touadérisme, ne s’arrête pas au niveau des institutions étatiques mais s’étend jusqu’à la base, au peuple qui a légitimé leur accession au pouvoir. Ici ce sont la loi du travail dite loi El-Khomri, du nom de la ministre du travail, et la loi Taubira, du nom de la ministre de la justice et garde des sceaux, légalisant le mariage des sodomites et des gouines qui provoquent la rupture définitive entre la population française et le hollandisme. Rupture rendue visible par des contestations chevronnées, des manifestations monstres voire historiques vu l’ampleur de la « Manif’ Pour Tous » qui pousse plus d’un million de Français dans la rue pour dire non au mariage homosexuel, du jamais vu en France depuis le début de la Vème République. Ces contestations et manifestations sont très sévèrement réprimées par le hollandisme. Là en terre touadérienne, c’est misère économique aggravée par la question sécuritaire qui sont les éléments déclencheurs du divorce entre les 63% de Centrafricains ayant porté le touadérisme au pouvoir et le chef de fil de ladite doctrine. Cette scission se manifeste ici entre autres choses par des démonstrations de force de la société civile comme avec la « Journée ville morte » sauvagement réprimée dans le sang. Une horreur qui traumatise durablement les premiers soutiens et même l’épiscopat centrafricain qui s’en mêle pour essayer de faire baisser un peu la température mortifère par l’entrefait de Son Eminence le Cardinal Nzapalinga, alors archevêque de Bangui.
Les forces armées dites la « Grande Muette », se voit également contraintes de réagir face aux graves empiètements des deux doctrines sur leurs prérogatives et les conditions de vie et de travail des troupes. Pour la première fois dans l’Histoire de la Vème République Française, les chefs d’Etat-Major de toutes les armes (terre, air, marine), l’Amiral Denis Mercier (air), le Général Bertrand Ract-Madoux (terre) et l’Amiral Bernard Rogel soutenus, appuyés, excités par le chef d’Etat-Major des armées, le Général d’Armée Pierre de Villiers, menacent de démissionner collectivement. En Centrafrique, la question sensible du réarmement des forces armées centrafricaine (FACA) mine le moral des troupes et crée une défiance envers le touadérisme à qui ils reprochent de les sacrifier sur l’autel des forces onusiennes qui ne maîtrisent pas le pays. L’exaspération des hommes en tenue franchit un cap quand circule une information selon laquelle, le touadérisme ultra-méfiant envers les FACA, aurait envoyé en formation militaire accélérée à l’étranger, notamment en Israël, quelques centaines de civils Ngbaka-Mandja visiblement pour se constituer une garde prétorienne et écarter les FACA jugées touadéro-incomptatibles. Ces civils ngbaka-mandja seront aussitôt renvoyés en RCA après seulement une semaine. C’en est trop pour le Chef d’Etat-Major des armées centrafricaines, Ludovic Ngaïfé, généralement peu disert, qui sort de sa réserve pour monter publiquement au créneau. L’affaire fait grand bruit, le torchon brûle sévèrement entre les forces de défense et de sécurité et le touadérisme.
La sécurité étant le point faible partagé et par le hollandisme et le touadérisme. La France compte, sur son territoire national, une moyenne d’un attentat chaque semestre. Un niveau d’insécurité jamais atteint par les prédécesseurs du président Hollande, et ce même durant la période de la guerre d’Algérie. L’armée française étant déployée sur les cinq continents dans les principaux théâtres de guerre, que ce soit officiellement ou officieusement : Sahel, Libye, Somalie, Afghanistan, Centrafrique, Syrie, Yémen… Les soldats français tombent comme des mouches au Mali, en Centrafrique, en Somalie, en Libye, en Syrie… Une hécatombe. C’est le ras-le-bol. La psychose gagne les masses, le hollandisme décrète aussitôt l’état d’urgence sur l’ensemble du pays, muscle les lois anti-terroristes, lance un débat malsain sur la déchéance de nationalité qui divise définitivement la Nation. Du côté du touadérisme, la question sécuritaire est comme la pierre de Sisyphe, un fardeau dont on ne voit pas la fin. Les policiers centrafricains sont kidnappés par des groupes armés qui reçoivent de la part du touadérisme une récompense en monnaie sonnante. Le pays est à feu et à sang en coupes réglées entre des milices non-conventionnelles qui, profitant la faiblesse à la fois du touadérisme et de la MINUSCA, s’accaparent 80% du territoire en levant impôt, percevant taxe, créant des administrations parallèles et semant la mort partout sur leur passage dans les zones contrôlées. Jamais depuis l’indépendance, le pays n’avait connu une telle désagrégation. 14 préfectures sur 16 étant entre leurs mains, le touadérisme, qui ne veut que le dialogue avec des groupes armés qui, elles, ne veulent pas entendre parler de dialogue, tombe dans une logique de paranoïa permanente du coup d’état. Et ce qui devait arriver, arriva avec deux tentatives avortées de coup d’Etat que le touadérisme impute à Dologuélé et Meckassoua. Le pays est tétanisé.
En pareil cas le lâchage des pairs paraît inévitable. Le hollandisme se voit désavouer par le Président américain Barack Hussein Obama, le Premier Ministre britannique David Cameron et la Chancelière allemande Angela Merkel dans la gestion de la crise syrienne. L’Union Européenne refuse d’appuyer le hollandisme dans ses interventions militaires dans le Sahel et la Centrafrique. De son côté le touadérisme se voit rappeler à l’ordre par ses pairs de la CEEAC et de la CEMAC notamment les présidents Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et José-Eduardo Dos Santos. L’Union Africaine à travers son président Alpha Condé et le Conseil de Sécurité des Nations Unies par la voix de Parfait Onyanga Anyanga, patron de la MINUSCA, ne sont pas en reste pour rabrouer copieuse le touadérisme et l’obliger à reprendre la main en terme de gestion de la question sécuritaire. Ici le lâchage est remarquable, pour ne pas dire complet. Là hollandisme et touadérisme riment avec isolement politique.
Le dogmatisme du hollandisme et du touadérisme conduisant obligatoirement à faire de la cécité une nécessité ; l’on voit alors qu’au lieu de faire face à ces difficultés respectives de la France et de la RCA, ce dont ni l’une ni l’autre des deux doctrines n’ignoraient l’existence avant l’accession à la magistrature suprême, hollandisme et touadérisme préfèrent se réfugier dans les excès de table et la boulimie libidinale. Les coups de fourchettes de François Hollande sont devenus légendaires comme ses nombreuses conquêtes féminines. Les vins fins, les jus sirupeux, les mets de chefs étoilés, les idylles amoureuses avec Julie Gayet, par exemple, se présentent comme les meilleures solutions que peut trouver le hollandisme pour oublier les conséquences désastreuses de ses propres choix politiques. En parallèle, les montagnes de gözö accompagnées de grillades de chèvre et d’une demi-bouteille de vinasse ne manquent pas de rythmer les matinées du touadérisme qui, après avoir achevé l’autre moitié de la bouteille du précieux jus de Bacchus et s’être empiffrer à 10h pétantes d’au moins dix mille francs de chouiya, termine la journée par le sport en chambre ou encore appelé ébats priapistes avec des « ma-filles » nichées dans tous les arrondissements de Bangui et qui ont pris l’habitude de l’appeler « Baba 10.000 ». La bombance et la jouissance en somme l’hédonisme voilà la réponse du hollandisme et du touadérisme à leurs déboires politiques. Mais ce n’est pas sans risque : pensons par exemple à l’hystérie du Triewerler brisant tout sur son passage au Palais de l’Elysée même d’uniques vases chinois datant du XVIIème siècle hérités de Louis XVI. Pensons aussi, au troisième mariage en catimini, célébré par le maire de Bégoua, pour le plaisir du touadérisme harcelé depuis des mois par dulcinée ; sans oublier le stress causé par les accès de jalousie des trois Premires Dames face aux multiples liaisons extra-conjugales du touadérisme qui, à en croire certains médias centrafricains, n’auraient pas épargné une certaine femme ministre du gouvernement. En résumé, entre les problèmes de la Nation et les frères siamois (hollandisme et touadérisme) il y a l’activation extrême du ventre et du bas-ventre ; seul moment où hollandisme et touadérisme sont à l’aise, comme des tortues dans l’eau.
C’est qu’hollandisme et touadérisme sont des doctrines politiques morphogènes qui modèlent, sculptent tout en rondeur le corps, le physique peu athlétique de ses thuriféraires. Malgré un régime draconien avant l’accession au pouvoir, le hollandisme ne put se départir de son esthétique rondouillard. L’on parla alors de « Flamby » pour désigner l’auteur du hollandisme, à l’image de cette gelée caramélisée, flasque et visqueuse, cauchemar des anorexiques. Du côté du touadérisme la mollesse, la lenteur propres à son porte-étendard le firent surnommer « kpi ti karako », à l’instar de cette pâte oléagineuse grasse, graisseuse, molle et qui fait tant le bonheur de l’obésité. On l’appelle également « täna », la tortue, qui brille par sa lenteur, tant ses prises de décision, surtout en période d’urgence, sont marquées par le sceau de la lenteur (quand ces décisions existent !). Des deux côtés, le même champ sémantique : viscosité, adiposité, mollesse, lenteur, rondeur.
L’on serait en droit de se demander si cette dernière remarque aurait joué un rôle sur les capacités oratoires du hollandisme et du touadérisme, car malgré le fait que les deux fondateurs de ces deux doctrines aient eu à assurer des cours magistraux à des hauts niveaux d’étude (surtout du côté du touadérisme qui prend naissance et se forme exclusivement dans le corps professoral), leur scansion horriblement saccadée en fait des handicapés communicationnels qui peinent à convaincre les foules. Leur patente difficulté à s’exprimer les place inévitablement loin derrière les tribuns. En un mot comme en dix, hollandisme et touadérisme expriment mal ou difficilement leurs idées. Dans le monde de la communication, ils sont comme des poissons hors de l’eau. Les limitations de leurs spin doctor, Robert Zarader pour l’un, Firmin Ngrébada pour l’autre, avec les concepts ratés de « président normal » pour le hollandisme et de « président humble » pour le touadérisme, y sont pour beaucoup dans cet échec patent.
A ce stade de notre réflexion, l’on pourrait se demander si le touadérisme serait condamné à vivre la même piteuse fin que son frère siamois, le hollandisme. Pour rappel, souvenons-nous que le Président François Hollande a été contraint de se retirer de la course à la présidentielle pour cause d’impopularité maximale. La perspective humiliante de ne réunir sur son nom de moins de 5% des suffrages l’ayant convaincu de renoncer à son projet d’un deuxième mandat. C’est fatalement ce qui attend le touadérisme, qui est déjà à bout de souffle au bout de seulement un an d’exercice du pouvoir. A la seule condition que le touadérisme face de l’anti-touadérisme en ouvrant la voie au dialogue et faisant preuve de fermeté avec les groupes armés. Mais pour faire une telle volte-face, il faudrait exercer en continu une pression extrême sur les fondements du touadérisme afin de le forcer à travailler contre-nature.

Guy-Florent BASMA

abangui

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE