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Centrafrique : Les ressortissants de Batangafo au nord, condamnent les violences signalées dans la localité

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BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)— Les violences signalées ces derniers jours dans la ville de Batangafo, au Nord sont injustifiées selon le collectif des ressortissants de cette ville qui appellent les autorités à protéger la population de la localité. Cette position a été exprimée dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

Le communiqué du collectif des ressortissants de Batangafo parle de plusieurs morts et d’‘importants dégâts matériels enregistrés à l’issue des violences de ces quatre derniers jours, « les locaux de l’hôpital de Batangafo pris en charge par l’ONG Médecin Sans Frontière qui apporte secours et assistance aux populations, ainsi que ceux des autres acteurs humanitaires ont été saccagés en plus des pertes en vies  humaines  », a déploré le coordonnateur du collectif Fiacre Ursul Serema Salabe.

Les ressortissant de cette localité condamnent ces violences qui n’ont aucune justification, « le collectif condamne avec énergie les violences qui se font sur la population innocente et appelle les auteurs de ces actes ignobles à la cessation immédiate des violences contre les paisibles habitants de ladite localité », lit-on dans le communiqué.

Le collectif appelle à l’intervention urgente des autorités et de la Minusca, « les autorités doivent veiller à la sécurité des populations de Batangafo. Nous lançons aussi un appel aux troupes onusiennes présentes à Batangafo afin qu’elles assurent la sécurité des populations conformément à la résolution 2301 consistant à la protection des populations civiles », précise le document.

Les ressortissants de Batangafo à Bangui ont promis rassembler des dons pour apporter un premier appui à la population. Selon des informations dignes de foi, plusieurs centaines de personnes ont trouvé refuge dans la brousse suite à des affrontements qui ont opposé, il y a quatre jours, un groupe Anti-Balaka et un autre ex-Séléka.

L’attaque de l’hôpital de la ville lors de ces violences, a contraint l’ONG Médecins Sans Frontières  à réduire ses activités dans cette ville.

RDJH

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