Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka

Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka

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Comme si les milliers des morts causés par les violences aveugles qu’a connus le pays depuis 2013 ne suffisaient pas, les groupes armés ne semblent plus laisser une chance pour un retour au calme dans le pays.

Chaque jour qui passe, si ce ne sont pas les séléka qui tuent nos pauvres parents, ce sont les Anti-Balaka qui les remplacent dans ce jeu macabre. Avant-hier c’était la ville de Bangassou, hier c’est le tour de bria et aujourd’hui on vient d’apprendre que la région de Bouar qui serait menacée par les agitations des rebelles des 3R qui voudraient se venger de l’assassinat de leur porte-parole.
Loin de ces agitations, on vient d’apprendre aussi que six jeunes de Bocaranga en partance pour Mbaïboume ont été pris en otage puis décapités par les rebelles sanguinaires de la séléka dans la commune de Bang.
Selon une source locale proche des victimes, ils étaient capturés alors qu’ils se rendaient à la frontière du Cameroun pour leur approvisionnement.

Pourquoi un tel acte odieux ?
Difficile de comprendre comment un être humain pourrait agir de la sorte si ce n’est pas de la folie. Si les victimes combattaient dans un groupe armé, on allait imaginer une explication. Mais un groupe des paisibles citoyens dans lequel on y trouve des commerçants et les conducteurs des taxis-motos pour ne pas dire « des chercher à manger », la nouvelle de leur assassinat ne fait que raviver le foyer de tension déjà perceptible dans la région.
À quelques kilomètres plus à l’ouest de la ville frontalière de Bang où ces six jeunes ont été sauvagement assassinés, un autre groupe rebelle s’apprête à prendre d’assaut la commune de niem Yélewa. Il menace aussi d’attaquer la grande ville de Bouar si les Anti-Balaka n’arrêtaient pas de les harceler militairement.
Un désordre qui s’ajoute à d’autres désordres de Bria et de Bangassou, on peut penser que le pays prêt de s’en sortir. Compter sur la Ninusca revient sûrement à fuir d’affronter en face les vrais problèmes de ce pays.
Le problème c’est nous, la solution viendra que de nous. Si ce n’est pas par dialogue, le recours à la force conventionnelle serait presque inévitable contre ces criminels notoires.
À bon entendeur, salut!

abangui