Centrafrique : Les engagements politiques consignés dans l’accord de Sant’Egidio en quelque...

Centrafrique : Les engagements politiques consignés dans l’accord de Sant’Egidio en quelque point

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BANGUI, le 22 Juin 2017(RJDH)—Les groupes armés signataires de l’accord politique de Sant Egidio s’engagent à cesser le feu sous le contrôle de la communauté internationale. Le pouvoir de Bangui doit réviser sa feuille de route dans le cadre du processus DDRR en impliquant les leaders des groupes armés dans le processus.

Tous les groupes armés s’engagent à respecter les autorités légitimes issues des urnes. Le gouvernement de son côté s’engage à considérer les groupes politico-militaires comme parties prenantes et in finé avec possibilité de création de leur formation politique.

Le gouvernement et les groupes armés sont décidés à collaborer avec les autorités traditionnelles et religieuses avec l’appui de la communauté internationale.

La première concession faite de part et d’autres c’est l’engagement de la Minusca à entamer une consultation sur la levée des sanctions pour les personnes visées par des sanctions du conseil de sécurité. La libération de combattants détenus et l’adoption de lois sur la réconciliation nationale.

Mais si l’accord est déjà salué au niveau international notamment par l’Union Européenne, premier partenaire stratégique et financier de la RCA, sa mise en œuvre dépend de ceux qui y croient.

Plusieurs leaders signataires de cet accord sont contestés au sein de leurs groupes et aujourd’hui leur influence auprès des hommes sur le terrain laisse libre cour au doute, en dépit de la présomption de bonne volonté de Sant Egidio.

Cet accord apporte-t-il de nouveauté par rapport au forum de Bangui de près de 700 articles ? Selon certaines discrétions, les groupes armés caressent le charme discret de voir nommé en leur sein un premier ministre, et exigent la transparence dans la gestion du processus DDRR rattaché à la présidence.

Qu’en sera-t-il de l’éthique politique ? L’accord politique de Sant Egidio risque de laisser de tache indélébile à long termes. Edouard Patrice Ngaïssona un des leaders Antibalaka s’est vu empêcher de se présenter aux élections présidentielle et législatives et l’agrément du ministère de l’Administration du territoire, parce que la lutte politique est incompatible à la lutte armée

RDJH