Centrafrique : La SODECA touche le fond du puits !

Centrafrique : La SODECA touche le fond du puits !

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Los Angeles — la SODECA, compagnie nationale des eaux en RCA, comme l’ENERCA, son pendant pour l’électricité, plus nulles qu’elles, tu meurs !

Inutile de prendre des gants pour déclarer, voire confirmer, si nécessaire, que les deux compagnies nationales centrafricaines, celle des eaux et celle de l’électricité, illustrent parfaitement à elles deux, toute l’incompétence de la faisabilité industrielle centrafricaine. Car la pauvreté n’explique pas tout, surtout les incompétences.

Les exploits de ces deux sociétés moribondes, truffées d”incompétents à leurs têtes, font régulièrement l’actualité nationale, et pas en bien.

Nous sommes en 2017, au XXIème siècle, et pourtant en RCA, à près de 90%, le pays est dans le noir. L’ENERCA est incapable depuis sa création de fournir, ne serait-ce que le minimum en matière d’électricité au pays. Même à Bangui où elle concentre quasiment 100% des ses efforts, ses délestages intempestifs deviennent une sorte de sport national.

La SODECA de son côté, pour le flux liquide, estime que creuser des puits, ce que même elle ne fait pas, suffit comme exécution de sa mission régalienne. Et même là, cela pêche par incompétence, cas de l’hôpital de l’AMITIÉ à Bangui.

DEPUIS UNE SEMAINE PAS D’EAU A L’HÔPITAL DE L’AMITIE

C’est le directeur par intérim de l’hôpital de l’amitié qui en parle le mieux : “Nous sommes alimentés par notre château d’eau, par sécurité, mais avec l’eau de la SODECA, mais là, depuis une semaine, c’est vide, vous vous rendez compte ? Pour alimenter nos services pour les malades, nous sommes contraints de colporter l’eau avec des seaux comme au village.”

Juste en ajout, ce que le monsieur oublie d’ajouter, c’est que, et là, la SODECA, n’y est pour rien, la chaîne de froid de l’hôpital est HS également.

Même refrain à GALABADJA III

Pas d’eau dans ce secteur de la capitale centrafricaine, si ce n’est à espérer quelques gouttes, seulement la nuit, à partir de minuit. Ce qui donne ce spectacle hallucinant d’habitants attendant toute la nuit en espérance de réception de la manne liquide. Autrement, c’est se condamner à user de l’eau de pluie, infâme et non filtrée.

Du coup, les prix du bidon d’eau explose. De déjà 100 F, actuellement il est passé à 200. Plus de 60% des habitants de Bangui souffrent de pénurie d’eau potable.

ENERCA, UNE VIPERE SE MORDANT SA PROPRE QUEUE

Qu’elle se plaigne, à raison de détournement de ses câbles par des citoyens peu scrupuleux, c’est une chose. Mais les actes délictueux n’auraient pas lieu, si elle sécurisait ses câbles réseau haute tension, plutôt que de les laisser nus à portée de tous. Et d’une !

Et de deux, même ses clients habituels subissent régulièrement, si ce n’est quotidiennement ses délestages intempestifs, outre le fait que ses facturations sont aussi sombres que le tunnel du Mont Blanc par mauvais temps.

Par manque d’imagination industrielle, elle ne voit l’alimentation électrique en RCA que par Boali. Et pourtant, il serait aisé de mettre en place de mini centrales hydrauliques dans tous le pays pour complètement l’électrifier. Ce ne sont pas les cours d’eau qui font défaut en RCA. Et encore, quid du solaire ? Ce n’est pas non plus l’ensoleillement qui manque en Centrafrique.

CE QUI FAIT QUE COMME POUR L’EAU, LE PAYS EST PRIVE DE COURANT A PRES DE 90%, DU SIMPLE FAIT D’INCOMPÉTENTS !

abangui

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