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Centrafrique : grève des travailleurs civils de la Minusca de Bouar, ils exigent le paiement de leur droit

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Depuis ce matin du mercredi 15 février, les travailleurs civils de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique de la ville de Bouar se sont mis en grève pour protester contre les conditions auxquelles ils travaillent depuis plusieurs mois. Pour eux, la Minusca ne doit plus les considérer comme des temporaires, mais plutôt comme des travailleurs à temps plein.
Comme nous l’avions annoncé régulièrement dans nos précédents articles publiés sur CNC, les conditions du recrutement et de travail de certains travailleurs du système des Nations-Unies en Centrafrique sont plus qu’alarmantes et inadmissibles. Parfois, certaines Agences du recrutement exploitent massivement cette faille pour traiter à fond ces pauvres comme leurs esclaves à louer au système de l’ONU. Tellement livrés à eux-mêmes sans aucune protection juridique robuste, ils se battent tous les jours pour la reconnaissance de leurs droits face au système puissant des Nations-Unies. Le cas des travailleurs civils de la Minusca de la ville de Bouar témoigne clairement ce que nous redoutions depuis plusieurs mois. Pour eux, il est hors de question de se laisser traîner durant plusieurs mois comme des journaliers alors qu’ils travaillent comme à temps plein depuis 8 mois pour les uns, 9 mois ou plus pour les autres. En plus, ils n’ont aucun droit légal comme certains de leurs collègues du travail. C’est ce qu’ils comptent le faire savoir à leurs Chefs ce matin à Bouar dans une manifestation devant leur Base. La seule interrogation pour l’heure, vont-ils être vraiment entendus ? Installée à Bouar depuis plus de 2 ans, la Base logistique et militaire de la Minusca compte environ plusieurs dizaines des personnes employées localement pour des tâches proches des domestiques. Parmi elles, 90% sont traitées comme des temporaires

Anselme Mbata

abangui

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