Difficile insertion au Cameroun des jeunes Centrafricains ayant fui la guerre

Difficile insertion au Cameroun des jeunes Centrafricains ayant fui la guerre

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Les Centrafricains réfugiés au Cameroun ne sont pas au bout de leurs peines. Alors que certains ont pu s’insérer dans la société à travers divers métiers ou études universitaires, d’autres vivent un véritable désarroi. Piko est un jeune comédien conteur originaire de la République centrafricaine.

A Bangui, il habitait le quartier Boy-Rabe, cible de la fureur des rebelles de la Seleka après le renversement de l’ex-président François Bozizé. Pour échapper à la mort, le jeune artiste a rallié le Cameroun par voie terrestre.

Le séjour au départ n’a pas été facile : « Je n’avais personne pour me soutenir. Partout où j’allais, j’étais considéré comme un étranger. Une fois, j’ai pris part à un casting pour le rôle d’une femme. Il fallait se déguiser. J’ai réussi mon déguisement au point que cela a attiré l’attention du metteur en scène », se rappelle-t-il.

Mais ce premier coup de talent était loin d’ouvrir de meilleures perspectives de carrière au jeune Centrafricain. Il a fallu qu’il monte son propre projet de spectacle pour attirer l’attention des amoureux du théâtre et de la comédie.

« C’est ainsi que je me suis fait des relations à travers la formule ‘théâtre sous le manguier’. En effet, il était question de prester lors des soirées privées. Et ce sont des expatriés installés au Cameroun qui m’invitaient le plus », ajoute t-il.

Ce sera là la porte qui va lui valoir un toît : une chambre gratuite dans une villa. Ce n’est pas rien pour un réfugié.

Africatime

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