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Centrafrique : le DDRR des groupes armés au centre d’échange entre le FMI et le gouvernement.

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Une délégation du Fonds Monétaires International (FMI), séjourne depuis la semaine dernière à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Conduite par le chef de division adjoint du département Afrique du FMI, Samir Jahjah, la délégation a longuement discuté avec le ministre centrafricain des finances et du budget Henri-Marie Dondra, et le ministre conseiller et Coordonnateur du programme DDRR. Les discutions ont été axées sur la possibilité de financement du programme national DDRR des groupes armés, RSS et la Réconciliation nationale (RN), à travers la table ronde des bailleurs le 17 novembre à Bruxelles.

Le plan politique du gouvernement centrafricain est consacré en majeur partie à la sécurité. Le processus du Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des groupes armés, la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et la Réconciliation Nationale (RN) constitue un dénominateur commun à tout le programme du relèvement du pays. Pour la mise en œuvre de ce programme d’urgence, les autorités centrafricaines ont besoin des financements conséquents afin de s’attaquer au problème de l’insécurité chronique dans le pays.

Le gouvernement sollicite l’aide des partenaires au développement pour le financement de ce processus qui nécessite beaucoup d’appui. Ainsi, le Fonds Monétaires International s’engage au appuyer le gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre effective de son plan de relèvement du pays. Dans sa vision, la délégation du FMI veut s’assurer du plan national de l’éradication de l’insécurité à travers le DDRR/RSS/RN développé par les autorités centrafricaines, en vue de convaincre les partenaires pour le financement.

« Cette réunion est d’échanger avec la délégation de le Fonds monétaire international pour les rassurer sur ce que fait le gouvernement par rapport à ce problème de sécurité. Et sur ces échanges, nous avons convaincu la mission sur ce point précis. C’est que nous, Centrafricains, nous ne rendons pas compte des conséquences des actes que nous faisons. Si effectivement, nous n’arrivons pas à les convaincre que nous avons eu à prendre des dispositions idoines par rapport à la sécurité, et le programme que nous avons eu avec eux, peut être remis en cause par ce que nous allons nous rendre à la table ronde de Bruxelles avec bailleurs.
C’est là où tous les partenaires seront au tour de la table pour se mettre au côté de la République Centrafricaine. A travers les échanges que nous avons eus, le FMI se sent vraiment concerné par rapport au programme définit par le gouvernement et le FM », a expliqué le ministre centrafricain des finances et du budget, Henri-Marie Dondra.

Cette discussion d’un programme avec la mission de FMI a duré cinq jours. Si les autorités centrafricaines n’arrivent pas à boucler l’aspect sécuritaire dans le pays, alors, ce programme pourrait être remis en cause par les bailleurs. Car il n’y a pas de développement sans sécurité. Il fallait également arriver à faire le point avec cette mission pour non seulement rassurer la mission sur la stratégie, la vision que le gouvernement compte mettre en place afin d’endiguer le problème de la sécurité dans le pays.

Il y a une disponibilité de FMI de pouvoir appuyer le gouvernement centrafricain. Cependant, le bal est toujours dans le camp du gouvernement de ce pays qui doit tout mettre en œuvre pour rassurer les partenaires au développement. La mission de FMI veut s’assurer que les premiers investissements qui seront réalisés, seront en sécurité. Donc Il est important pour cette mission d’être sûr que la République Centrafricaine est en train de prendre une voie vers la stabilité.

abangui

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