Centrafrique : Comment le plan de relèvement et de la consolidation de...

Centrafrique : Comment le plan de relèvement et de la consolidation de la paix est élaboré ?

30
PARTAGER

BANGUI, 10 novembre 2016 (RJDH)–La République Centrafricaine, l’un des pays pauvres de la planète est confronté à un conflit militaro-politique qui a viré au confessionnel pour des raisons endogènes et exogènes. Cette crise a saboté les fondamentaux de la cohésion sociale et a détruit les structures socioéconomiques. Tout cela a empiré la pauvreté dans ce pays déjà très pauvre et entrainé le déplacement massif de la population.

Après le retour à la légalité constitutionnelle en mars 2016, puis la mise en place des différentes institutions de l’Etat, le nouveau pouvoir s’est vite attelé en mai 2016 à explorer puis à identifier les principales priorités pour le Relèvement et la Consolidation de la Paix (RCPCA) grâce à l’appui de l’Union Européenne, de l’ONU et de la Banque Mondiale.

Après ce travail d’identification des besoins indispensables, les mois de juin et de juillet ont été consacrés au travail technique d’évaluation des besoins et des priorités. Ensuite, en août et en septembre, le Secrétariat Technique (ST) a préparé la stratégie en ciblant les activités prioritaires et leurs coûts, et mener une enquête nationale par des consultations.

Dans ce processus d’élaboration du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix, le Comité de Pilotage (CP) chargé du suivi de la préparation de la conférence des donateurs, constitué de tous les Chefs de Département ministériels et le Secrétariat Technique ont validé, finalisé, disséminé et ont fait des plaidoyers sur le RCPCA pendant le mois d’octobre 2016.

Ce processus achevé, les autorités politiques centrafricaines, la société civile et ses partenaires de la communauté internationale seront à Bruxelles le 17 novembre à la table ronde des donateurs pour solliciter des fonds indispensables à son relèvement socioéconomique.

A la veille de cette rencontre décisive pour ce pays qui cherche à se relever d’une longue crise, les yeux des centrafricains sont rivés sur Bruxelles et leurs cœurs battent aussi pour Bruxelles.

RDJH

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE