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Centrafrique : Jan Eliasson le Vice Secrétaire Général des Nations Unies à Bangui

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Bangui – Jan Eliasson sera l’homme clé de déblocage d’aide financière lors de la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre prochain. A Bangui depuis mardi, il a déclaré y être venu pour voir la situation de ses propres yeux.

l a rencontré ce Mercredi le président centrafricain Faustin TOUADERA au Palais de la Renaissance, pour un entretien portant sur le panorama de l’inquiétante situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Puis il s’est rendu à l’Assemblée nationale, pour s’adresser aux députés et rencontrer son président Karim Mechassoua.

Au programme également, une visite au camp de déplacés internes de M’Poko, et des rencontres avec des membres de la société civile et des leaders religieux.

S’adressant aux centrafricains, il a déclaré :

“Je veux vous dire que c’est important pour moi de dire à tous les centrafricains que l’ONU est là à leurs côtés. Vous êtes maintenant à un moment clé de votre histoire, car vous avez unb passé de violence et de divisions; mais il faut maintenant aller dans la direction de l’unité, et accepter le fait d’être tous les membres d’une même société, les membres d’une même nation. L’ONU est à vos côtés. Nous sommes aussi en RCA pour le développement économique et social. […] Il faudra traiter les causes profondes du conflit, mettre fin à l’impunité, favoriser l’ouverture politique et lutter contre la marginalisation de certains groupes et de certaines communautés.”

Au Parlement : « Votre élection à cette Assemblée et le rétablissement de l’ordre constitutionnel n’auraient pas été possibles si les forces de la paix n’avaient pas vaincu les forces de la haine; […] Devant vous aujourd’hui, je réaffirme la profonde détermination de l’Organisation des Nations Unies et de la communauté internationale à honorer pleinement leur partenariat avec la République centrafricaine », a ajouté M. Eliasson. « En ce qui concerne l’ONU, l’appui que nous avons fourni dans les domaines de l’aide humanitaire, de la réconciliation, du relèvement et du développement, et bien entendu, la présence de la MINUSCA, sont les preuves de notre engagement. […] Le mois d’octobre a été particulièrement violent. Cela a eu pour résultat la mort tragique de nombreuses personnes et plusieurs blessés, notamment ici à Bangui, à Bambari ou à Kaga Bandoro. Nous avons tiré les leçons de ces évènements douloureux et ferons tout ce qui est en nos capacités pour prévenir de telles atrocités. […] Pour venir ici, j’ai traversé la ville et j’ai été frappé de constater les progrès considérables accomplis par la République centrafricaine et la vitalité de son peuple ».

Le Vice-Secrétaire général a aussi fortement condamné les violences et a assuré la détermination des Nations Unies « à faire toute la lumière sur l’incident regrettable de lundi dernier à Bangui » – en référence à des manifestations contre le gouvernement et les Nations Unies qui ont été accompagnées de violences le 24 octobre.

« La MINUSCA soutiendra toute demande formulée par les autorités judiciaires de la République centrafricaine à cet effet », a-t-il ajouté.

« J’affirme sans ambiguïté que la Mission est là pour protéger la population centrafricaine et elle le fera en toute impartialité. Nous respectons le droit de chacun de manifester pacifiquement et protégerons ce droit si nécessaire », a-t-il encore dit. « Mais, je vous appelle aussi à ne pas céder aux discours provocateurs ou aux tentatives de déstabilisation de vos nouvelles institutions démocratiques par les ennemis de la paix. Nous devons ensemble faire front contre ceux qui veulent empêcher la marche résolue et pacifique du pays vers plus de progrès et de prospérité partagée ».

Il a rappelé qu’avec le gouvernement centrafricain, l’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale ont élaboré un « plan national pour le relèvement », qui sera présenté et examiné à la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre.

Il a enfin précisé que l’ONU continuera d’exiger des Casques bleus une conduite exemplaire et un respect strict de la politique de tolérance zéro contre l’exploitation sexuelle et les abus sexuels.

abangui

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