Centrafrique : Bangui entre ville morte et tirs nourris

Centrafrique : Bangui entre ville morte et tirs nourris

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Bangui — La ville de Bangui est paralysée suite au mot d’ordre de ville morte, lancé par le groupe de travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des casques bleus onusiens. Des tirs sont entendus depuis 6h du matin pour disperser les manifestants. Des sources concordantes huit (8) corps dont 4 femmes et 4 hommes sont transportés dans les morgues de la capitale.

Tous les arrondissements de Bangui sont touchés par les manifestations. Les barricades sont érigées sur les artères de la capitale et les pneus brûlés empêchant toute circulation. Les commerces ont été fermés à travers la ville et les patrouilles de la Minusca sont limitées.

Malgré l’appel du gouvernement lancé par le premier ministre au travail, l’administration est encore paralysée, certains hôpitaux comme l’hôpital communautaire de Bangui ont un accès très difficile à cause des manifestants.

Des tirs sont entendus dans plusieurs arrondissements et la situation n’est pas encore maitrisée à 9h GMT par les forces onusiennes et les forces de sécurité intérieure qui continuent de disperser les manifestants par des tirs à gaz lacrymogène et à l’arme légère.

La société civile avait lancé une pétition depuis six jours pour réclamer le retrait des forces onusiennes, accusées de passivité face aux violences dans le pays. La Minusca avait rejeté les accusations et les déclarations contre ses troupes. Cette ville morte intervient après celle dénommée « le temps de Béafrika » organisé en 2015 par la société civile.

abangui

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