Centrafrique : Défis de la protection des Aires-Protégées de Dzanga Sangha

Centrafrique : Défis de la protection des Aires-Protégées de Dzanga Sangha

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BAYANGA, 14 septembre 2016 (RJDH) — La protection et le respect des Aires protégées de Dzanga Sangha demeurent un défi pour les autorités locales. Le braconnage, la violation des zones de chasse, l’abatage clandestin des espèces protégées et le manque du personnel constituent des défis à relever.

 A plus de 700 Km de Bangui, en pleine forêt équatoriale se trouve les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990. Elles couvrent une superficie d’environ 400.000 ha (4000 km2). Cependant, sa conservation est un défi, a relevé Dieudonné Mobanza, président de la délégation spéciale de Bayanga, « les gens ne respectent pas les zones de chasse, ni les espèces intégralement protégées. Aussi, nous avons un effectif très limité d’éco-gardes pour assurer la surveillance. Ce sont là les défis que nous devons relever avec l’appui du gouvernement et ses partenaires », a-t-il indiqué.

Abordant dans le même sens, le Sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere a évoqué l’absence des moyens logistiques pour les éléments d’éco-gardes dans la région, « il y a la volonté mais les moyens manquent énormément. C’est pourquoi la protection devient un défi important. Il y’a aussi le problème du personnel qualifié pour la protection des espèces », a-t-il soutenu.

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Bien que la zone soit menacée, les actions de la protection et de la conservation des biodiversités et d’écosystème sont organisées.

D’après les explications  du Conservateur  de ces zones, Christian Ndadet, les objectifs du tri-national est d’instaurer une mode de gestion commune à ces trois Aires Protégées afin de valoriser les ressources forestières et fauniques dans cette partie du bassin du Congo, de sécuriser les recettes provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles et améliorer le cadre de vie de la population locale.

Ainsi pour mieux les sécuriser, Christian Ndadet a indiqué que les équipes de surveillance sont mises en place par Aire protégée et ensuite une brigade tripartite anti-braconnage effectue des patrouilles régulièrement dans les trois pays concernés notamment la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Cameroun.

Selon le constat fait sur place par RJDH, la population s’implique dans la protection des espèces forestières et fauniques afin de combattre le braconnage et la destruction de la forêt. Les sociétés d’exploitation forestières sont toutes fermées dans la région, afin de sauvegarder les Aires Protégées, la population se défend de consommer certaines espèces protégées et voire celles consommées par les gorilles et les éléphants.

La communauté de Bayanga soutient toujours que les Aires Protégées sont et demeurent une richesse naturelle à préserver afin de garantir un avenir aux générations futures. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

RDJH

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