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Centrafrique : l’ancien président de la ligue des droits de l’homme regrette la mise à l’écart des complices de Bemba

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BANGUI—Me Nicolas Tiangaye, ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, regrette le fait que les complices de Jean-Pierre Bemba n’aient pas comparu devant la CPI dans la procédure qui s’est soldée par la condamnation de l’ancien vice-président et chef rebelle congolais. Pour celui qui a joué un rôle essentiel au début de la procédure, la plainte dans cette affaire visait plusieurs personnalités centrafricaines. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH.

Me Nicolas Tiangaye a expliqué que la procédure visait, François Bozizé, Ange Félix Patassé, Jean-Pierre Bemba et Abdoulaye Miskine. Tout en saluant la peine retenue contre Jean-Pierre Bemba, l’ancien président de la ligue regrette que les complices de ce dernier ne soient pas présentés devant cette juridiction internationale « nous sommes tous soulagés par la décision de la Cour Pénale Internationale mais nous regrettons que ceux qui étaient aussi visés par la plainte ne soient pas poursuivis jusque-là » affirme cet ancien défenseur des droits de l’homme qui a contribué à l’élaboration de la procédure.

Me Nicolas Tiangaye fait savoir qu’avec la mort de Patassé, l’action publique contre lui s’éteint. Ce qui signifie pour cet avocat que les deux autres personnalités citées dans cette affaire doivent être poursuivies « il n’est plus possible aujourd’hui d’engager ou poursuivre une action contre Ange Félix Patassé qui est décédé. L’action publique engagée contre ce dernier est éteinte dès lors qu’il n’est plus en vie » explique-t-il.

Pour l’ancien président de la ligue, tous ceux qui, aujourd’hui commettent des exactions, seront rattrapés par la justice « tous ceux qui commettent des crimes de guerre ou ont du sang sur les doigts aujourd’hui, doivent savoir que la justice les rattrapera un jour » rappelle Nicolas Tiangaye.

Ange Félix Patassé, François Bozizé et Abdoulaye Miskine visés selon Nicolas Tiangaye, par la plainte, étaient respectivement à l’époque des faits, président de la République Centrafricaine, chef d’Etat-major des armées et proche du président de la République./Sylvestre Sokambi et Fernand Koéna

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