Centrafrique : L’insécurité à Ngaoundaye et Batangafo complique la situation humanitaire

Centrafrique : L’insécurité à Ngaoundaye et Batangafo complique la situation humanitaire

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BANGUI, 22 JUIN 2016 (RJDH)—La situation humanitaire est préoccupante à Ngaoundaye et Batangafo après la tension de ces derniers jours. Plusieurs familles dans ces deux localités sont contraintes de vivre hors de leurs domiciles dans des conditions difficiles.

 Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillay, joint ce matin par le RJDH de nombreux habitants de la ville se sont réfugiés à la frontière où leurs conditions de vie sont déplorables « à l’issue de la rentré des ex-Séléka, certains habitants ont fui et se sont réfugiés à la frontière avec le Tchad. Mais ils manquent de tout. Ils n’ont pas d’abri, de nourriture et les conditions d’hygiène sont inquiétantes » a-t-il expliqué.

Selon la même source, ceux qui sont rentrés en ville sont aussi dans la même situation « plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, ce qui fait que les retournés sont aussi sans abri et ils manquent de nourriture. L’hygiène n’est pas au point parce que les corps ont été enterrés en désordre » regrette Bernard Dillay qui a lancé un SOS en ces termes « la population de Ngaoundaye a besoin d’assistance d’urgence surtout les femmes et les enfants. C’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à voler à leur secours ». Selon la coordination des affaires humanitaires, les dernières violences à Ngaoundaye ont fait vingt-deux mille déplacés.

Le sous-préfet de Batangafo a qualifié la situation humanitaire de dramatique dans sa ville « la population se trouve depuis la dernière tension sur des sites de déplacés où les conditions de vie sont dramatiques et inquiétantes surtout pour les femmes et les enfants » a-t-i fait savoir dans un échange téléphonique avec le RJDH.

Les ONG DRC et MSF ont apporté une aide aux déplacés de la ville. Mais selon le sous-préfet, les besoins malgré cette aide, sont restés énormes « MSF a apporté un appui médical et DRC une aide matérielle mais les besoins restent énormes et certains secteurs où ont eu lieu les combats n’ont pas été touchés » explique-t-il.

La localité de Ngaoundaye a été attaquée par des combattants de l’ex-Séléka le 08 juin. L’attaque avait fait une dizaine de morts selon des sources locales. A Batangafo par contre, c’est la coalition des forces FPRC-MPC qui ont attaqué le  20 juin dernier la position des combattants de l’UPC.

RDJH

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