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Centrafrique: au carrefour Marabena, des soldats égyptiens de la MINUSCA plongent dans la prostitution

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Au moment où les enquêtes contre les forces internationales concernant les abus sexuels et viols trainent, les soldats égyptiens de la MINUSCA, les forces de l’ONU en Centrafrique, continuent d’aggraver la situation. Ces soldats, pourtant venus d’un pays arabe qu’on ne pensait pas qu’ils allaient se baigner dans es telles pratiques, sont devenus des champions de la prostitution et autres actes qui sont contraires aux principes de l’ONU.

Basés, derrière le camp Fidèle Obrou, les soldats égyptiens qui sont déployés dans presque tous les points stratégiques de la ville de Bangui, réforment la prostitution en lieu et place de la sécurisation de la ville. D’ailleurs, c’est devant eux même que certaines exactions et autres actes néfastes se produisent sur la population, notamment le braquage et le vol à main armée à des heures tardives sur les différents axes de la capitale.

Près de leur camp, à quelques mètres de la Résidence du président de la République, en face de la Radio Ndéké Luka à Bangui, à partir de 18 heures, c’est de la pagaille, un véritable bamboula pour ne pas dire une kermesse des prostituées avec ces soldats qui, parfois, les paient en monnaie de singe. Au cours d’une enquête menée à cet endroit, une fille à confirmer qu’elle a été chassée en demandant l’argent suite à un rapport sexuel accompli à un des soldats. « J’habite au quartier Boy-rabe. De retour à la maison après avoir vendu au BARC (la gare-routière centrafricaine), j’ai été intercepté par un soldat au niveau de leur camp près de la Radio Ndéké Luka. Il parlait qu’en arabe dont je ne comprends pas. Il a fait un sorti un billet de banque et montre mes seins. Lorsque j’approche de lui au coin de la concession de leur camp, j’ai vu plusieurs filles qui sont avec les soldats. Il a tenu ma main et m’a emporté dans un coin noir. Après, il m’a rien donné à la suite. Lorsque je voulais insister, il m’a menacé en retournant dans le camp. Je suis obligé de rester là pendant quelque temps pour trouver un peu d’argent avant de rentrer à la maison… », A confié une des filles sous couvert de l’anonymat.

Loin de là, au niveau du Carrefour de Marabena, se trouvent d’autres soldats égyptiens qui couchent avec des filles, juste dans la concession où ils pointent leur char de guerre. A partir de 20 heures, c’est la fête, c’est parti ! Toutes les filles finissent leur soirée chez ces soldatesques qui leur donnent en retour que des vivres en boites et des palettes d’eau.

Une autre source a confié que ces mêmes soldats basés dans les locaux de la Télévision centrafricaine font la même pratique après le départ des journalistes de cette station à des heures tardives. « Ils sortent jusqu’au niveau de la place du défilé pour chercher des filles qui passent. Une fois après avoir attrapé leurs proies, ils les emmènent derrière le bâtiment de la Télévision, dans le noir et tout se passe… », A regretté un gardien de nuit, non loin de là.

A Bangui, tandis que les autorités se concentrent sur les faits rapportés à chaque fois par la MINUSCA, il est temps qu’elles mènent des enquêtes là, où ces soldats sont basés en vue de s’enquérir de la gravité des actes que ceux-ci commettent au jour le jour vers d’autres quartiers de la capitale, notamment au niveau du stade 20.000 places, au quartier Combattant près de l’aéroport voire au pk4 sur l’avenue Boganda. C’est triste ! Il suffit de suivre nos regards pour savoir davantage sur ces bavures. Affaire à suivre…

Prince TOUABENA

abangui

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