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Centrafrique : Le débat sur les victimes, la justice et la reconstruction lancé à Bangui

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BANGUI, 04 Juin 2016 (RJDH)—Un débat sur les victimes de la crise, les questions de l’impunité, et de la justice a été lancé par l’observatoire Pharos sur la problématique de la mise en place de la commission vérité et réconciliation. C’était au cours d’un atelier de réflexion de trois jours à l’université de Bangui.

Plusieurs acteurs institutionnels, universitaires et des leaders des associations de la société civile ont pris part à la réflexion à l’issue de laquelle est mise en place une commission de synthèse de différentes recommandations et réflexions contribuant à la lutte contre l’impunité.

Le but de ce séminaire, selon Jean-Pierre Massia de l’Association Française de justice transitionnelle, est de susciter la réaction des participants  sur les questions de liées à la situation des Victimes, de l’Impunité, de la Justice et de la Reconstruction.

 La même source a attiré l’attention des participants sur la commission vérité et réconciliation en ces termes « c’est une démarche de réflexion qui permettra de mettre en place la commission vérité et réconciliation. Cela suppose avoir une idée claire de sa compétence, ce qui pose aussi le problème  de la compétence du tribunal spécial qui sera mis en place. Il faut éviter que les deux institutions fassent la même chose et s’intéressent aux mêmes affaires », a expliqué Jean-Pierre Massia.

Dans la perspective de la réparation des traumatismes au sein de la  population qui a vécu les violences, les participants ont formulé des recommandations pour que les préoccupations des victimes soient au centre de toute action de réconciliation « nous avons découvert ensemble que les victimes doivent être le moteur de la réconciliation et de la reconstruction. La victime ne doit pas être seulement quelqu’un qui attend, qui doit être écouté, mais elle doit être prise comme », a proposé Kelly Picard de l’observatoire Pharos.

Kelly Picard pense que la justice ne saurait être la finalité du processus « la Cour Pénale Spéciale ne prévoit pas de réparations. Mais il ne faut pas désespérer, il y a d’autres réparations qui peuvent être développées. Il y a la formation, l’emploi, la reconstruction des écoles ou des hôpitaux, cela servira à toute la communauté », a-t-il dit.

Ce séminaire s’est terminé par la mise en place d’une commission entre à l’observatoire Pharos et certains acteurs centrafricains chargée de faire la synthèse de différentes recommandations et réflexions et les transformer en  propositions qui seront transmises aux acteurs institutionnels.

RDJH

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