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Affaire soldats congolais en RCA : Le Congo promet la mise en place d’une cours spéciale criminelle et qualifie le rapport de HRW de ‘ ’ biaisé ’ ’

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Le gouvernement congolais a promis jeudi, au cours d’une conférence de presse, la mise en place d’une cour spéciale criminelle suite à un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), publié le 7 juin dernier, accusant les casques bleus congolais en RCA d’avoir commis des actes criminels.

Le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala, et son collègue de la communication et des médias, Thierry Lézin Moungalla, ont qualifié le rapport de cette ONG de « biaisé et à charge contre le pouvoir de Brazzaville ».

« Dès la saisine du gouvernement congolais sur les allégations commises par les soldats congolais en mission en Centrafrique dans le cadre du maintien de la paix dans ce pays dans les localités de Bossangoa, Boali et Mambéré, le gouvernement a suspendu et mis au retrait ces soldats et ouvert une enquête », a déclaré Pierre Mabiala.

« Tous les mis en cause dans ces affaires ont été inculpés par les juges d’instruction et placés sous contrôle judiciaire. Actuellement trois procédures suivent leur cours au niveau de la justice », a poursuivi Pierre Mabiala.

Il a promis que « les autorités mettront tout en œuvre pour que les présumés auteurs soient jugés (…) sans délai une session spéciale de la cour criminelle de Brazzaville devant prochainement être convoquée à cet effet. »

Pour le ministre congolais de la justice : « contrairement aux allégations contenues dans les rapports de certaines ONG de droits de l’homme, il n’y a aucune volonté du gouvernement de dissimulation ou de refus d’enquêter sur ces cas. Dans le traitement de ces affaires, il n’y aura ni déni de justice ni impunité », a-t-il encore dit.

« L’Etat congolais ne saurait laisser impunies des atteintes graves aux droits de l’homme perpétrées par des agents de la force publique détachés à l’étranger, de surcroit sous mandat des Nations Unies, au cas où ces atteintes sont avérés. »

Selon, le ministre Tierry Lézin Moungalla, « le rapport de Human Rights Watch est un rapport à charge et biaisé ».

« Cette ONG est en train de prêcher dans le désert », a-t-il encore déclaré.

« Le Congo qui est un Etat respectueux de ses engagements internationaux ainsi que de son propre ordonnancement juridique interne, n’a pas attendu le rapport de cette ONG pour que la justice assume ses responsabilités. Les autorités congolaises, une fois saisies, ont été en contact permanent avec les institutions internationales concernées par ces affaires », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le ministre congolais de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones a saisi cette occasion pour instruire le procureur général de la République, Oko Ngakala, d’ouvrir une information contre l’ex-rebelle du département du Pool, Frédéric Bitsamou Alias Pasteur Ntoumi, objet d’un mandat d’arrêt pour les exactions commises le 4 avril 2016 dans Brazzaville sud.

Il a en outre demandé la diligence de la procédure entamée contre le candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars 2016, le général Jean Marie Michel Mokoko, pour une vidéo qui a circulé avant cette présidentielle et le présentait comme un présumé acteur d’un coup d’Etat contre les institutions du Congo.

LCM/od/APA

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