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Le FMI reproche aux pays de la Cémac un « recours excessif » à la BEAC

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(Agence Ecofin) – Face au constat de la diminution des réserves de change des pays de la Cémac, après « leur recours excessif » à la BEAC pour financer leur déficit budgétaire, le Fonds monétaire international (FMI) recommande un rééquilibrage budgétaire et monétaire.

Dans un communiqué publié au terme de leur visite, ces jours à Libreville et à Yaoundé, les experts du FMI ont recommandé aux pays membres de la Cémac, de s’activer sur la mise en place d’une politique monétaire commune appropriée ainsi que sur la nécessité d’une riposte adéquate des politiques nationales, avec une coordination au niveau régional, dans ce contexte économique particulièrement difficile. : « La politique monétaire accommodante qui a consisté à un recours excessif à la banque centrale régionale (la BEAC) a entraîné une diminution des réserves de change. Bien que le niveau des réserves reste adéquat, la marge pour une nouvelle expansion monétaire semble désormais épuisée. »

Or, le niveau des réserves doit s’appuyer sur les critères de convergence de la CEMAC et impliquer une réorientation appropriée des priorités des programmes ambitieux d’investissement des pays membres, tout en mettant davantage l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures.

Afin de maintenir la viabilité financière de la région à moyen terme, les experts du FMI ont invité les autorités nationales à ralentir le rythme d’accumulation de la dette. Elle encourage les pays membres à privilégier les emprunts concessionnels et les sources intérieures de financement dans toute la mesure du possible.

La mission a également souligné que des liens régionaux plus étroits, aideraient la CEMAC à surmonter les chocs négatifs. « Il est donc impératif de renforcer l’intégration régionale, de développer les échanges intra-régionaux et de mieux intégrer les marchés financiers », a-t-elle mentionné.

Enfin, des mesures structurelles seront nécessaires aussi bien aux niveaux national que régional pour créer un environnement qui permette au secteur privé de devenir le moteur de la croissance et de réduire la dépendance de la région à l’égard du pétrole.

Synclair Owona avec le service information du FMI

Africatime

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